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The Complete Plays of Jean Racine: Volume 1: The Fratricides
Il s'agit du premier volume d'un projet de traduction en anglais des douze pièces de Jean Racine, projet qui n'a été entrepris que trois fois au cours des trois cents ans qui se sont écoulés depuis la mort de Racine. Pour cette nouvelle traduction, Geoffrey Alan Argent a adopté une approche nouvelle : il a rendu ces pièces en couplets "héroïques" rimés. Si la traduction d'Argent est fidèle au texte et au ton de Racine, son intention première a été de traduire une œuvre de la littérature française en une œuvre de la littérature anglaise, en substituant aux alexandrins (hexamètres) rimés de Racine le mode anglais des pentamètres iambiques rimés, une forme de vers particulièrement bien adaptée à l'urgence très chargée du drame de Racine et à la force enroulée de ses vers.
Les traductions sont complétées par des discussions éclairantes et par les notes et commentaires détaillés qu'Argent a rédigés pour chaque pièce. Les discussions ne constituent pas des interprétations définitives de ces pièces, mais ont pour but d'inciter les lecteurs à se forger leur propre opinion et à explorer plus avant l'univers inépuisable et riche des pièces de Racine. La section Notes et commentaires de cette traduction comprend des passages que Racine a supprimés après la première édition et qui n'ont jamais été publiés en anglais.
Le titre complet de la première tragédie de Racine est La Thbade ou les Frères ennemis. Mais Racine se préoccupe beaucoup moins de raconter la lutte pour Thèbes que d'examiner ces passions indomptables - en l'occurrence, la haine - qui allaient être le centre d'intérêt de toute sa vie. Pour les fils d'Œdipe, Étéocle et Polynice (les frères titulaires), se disputer le trône est plutôt un symptôme qu'une cause de leur haine inextinguible - si inextinguible qu'à la fin de la pièce, elle a non seulement détruit ces frères jumeaux, mais aussi coûté la vie à leur mère, à leur sœur, à leur oncle et à leurs deux cousins en tant que dommages collatéraux. En effet, comme le reconnaît Racine dans sa préface, "il n'y a guère de personnage qui ne meure à la fin".