Note :

Le livre « Death and the Afterlife » de Samuel Scheffler présente une exploration stimulante de la relation entre l'existence humaine, les valeurs et le concept d'une humanité collective future. Il invite les lecteurs à s'interroger sur l'impact de l'extinction potentielle de l'humanité sur notre perception du sens et de la valeur de la vie. L'auteur soutient que la croyance en une vie collective après la mort est essentielle à la réalisation des objectifs individuels, une position qui a suscité à la fois l'admiration et la critique.
Avantages:⬤ Des idées stimulantes qui remettent en question les croyances conventionnelles sur la vie et l'au-delà.
⬤ Un style d'écriture clair et engageant, qui rend accessibles des arguments philosophiques complexes.
⬤ Une perspective unique sur l'importance de l'avenir de l'humanité pour la signification individuelle, étayée par des expériences de pensée imaginatives.
⬤ L'inclusion d'essais d'autres philosophes enrichit le discours.
⬤ Génère une réflexion importante sur les valeurs et l'altruisme.
⬤ Certaines critiques considèrent qu'il s'agit davantage d'une affirmation provocatrice que d'un argument philosophique rigoureux.
⬤ Réception mitigée des essais de commentaires par des collègues philosophes, certains les trouvant trop pédants.
⬤ Les sections peuvent sembler répétitives ou manquer de cohérence en raison du format de l'exposé.
⬤ Certains lecteurs ont estimé que les facteurs émotionnels tels que la peur de la souffrance et de la perte n'étaient pas suffisamment pris en compte.
⬤ Quelques lecteurs ont trouvé l'approche philosophique spéculative et peu originale par rapport aux traditions existentialistes.
(basé sur 18 avis de lecteurs)
Death and the Afterlife
Supposez que vous sachiez que, bien que vous viviez votre vie jusqu'à son terme naturel, la terre et tous ses habitants seraient détruits trente jours après votre mort. Dans quelle mesure resteriez-vous fidèle à vos projets et plans actuels ? Les scientifiques continueraient-ils à chercher un remède contre le cancer ? Les couples continueraient-ils à vouloir des enfants ?
Dans Death and the Afterlife, le philosophe Samuel Scheffler propose cette expérience de pensée afin de montrer que la poursuite de la vie de la race humaine après notre mort - l'"après-vie" du titre - nous importe dans une mesure étonnante et jusqu'ici négligée. En effet, Scheffler montre que, à certains égards importants, l'existence future de personnes qui ne sont pas encore nées nous importe plus que notre propre existence et celle de ceux que nous aimons. Sans la perspective d'un avenir pour l'humanité, beaucoup de choses qui nous importent aujourd'hui cesseraient de le faire. En revanche, la perspective de notre propre mort n'ébranle guère notre confiance dans la valeur de nos activités. Malgré la terreur que nous pouvons ressentir en envisageant notre mort, la perspective de l'extinction imminente de l'humanité constituerait une menace bien plus grande pour notre capacité à mener une vie d'engagement sincère. Scheffler démontre en outre que, bien qu'il ne soit pas déraisonnable de craindre la mort, l'immortalité personnelle, tout comme l'extinction imminente de l'humanité, saperait également notre confiance dans les valeurs qui nous sont chères. Sa conclusion saisissante est que, pour que nous puissions mener des vies pleines de valeurs, il est nécessaire que nous mourions nous-mêmes et que les autres vivent.
Le livre Death and the Afterlife se termine par des commentaires de quatre philosophes éminents - Harry Frankfurt, Niko Kolodny, Seana Shiffrin et Susan Wolf - qui discutent des idées de Scheffler avec perspicacité et imagination. Scheffler ajoute une réponse finale.