Note :

Le livre de Chester Hearn examine en profondeur le mandat controversé du général Benjamin Butler en tant que gouverneur militaire de la Nouvelle-Orléans pendant la guerre civile, en mettant en balance son impact administratif et sa réputation notoire de corruption et de brutalité. Bien que l'ouvrage ait été salué pour son récit captivant et son contenu bien documenté, il a été critiqué pour son parti pris et sa description déséquilibrée des actions de Butler.
Avantages:Vue d'ensemble captivante et lisible de la vie et de l'influence de Butler. S'appuie sur des recherches primaires et secondaires approfondies. Offre un aperçu précieux de son caractère complexe et de son rôle dans l'élaboration des politiques de la guerre de Sécession, en particulier en ce qui concerne les affranchis. Présente un récit qui remet en question les perspectives historiques simplifiées à l'extrême.
Inconvénients:Certains critiques ont trouvé le livre partial et trop sympathique à l'égard de Butler, estimant qu'il n'offrait pas une vision équilibrée de ses actions tristement célèbres. La critique porte sur le manque de recherches originales et le souhait d'une exploration plus approfondie des politiques de Butler. Certains ont estimé que l'ouvrage n'abordait pas suffisamment les nuances de l'impact de Butler sur la population locale pendant sa gouvernance.
(basé sur 9 avis de lecteurs)
When the Devil Came Down to Dixie: Ben Butler in New Orleans
L'administration du major général Benjamin F. Butler à la Nouvelle-Orléans au cours de la deuxième année de la guerre de Sécession est très controversée. Certains historiens ont loué le général comme un grand humaniste, tandis que d'autres l'ont vilipendé comme un opportuniste effronté, donnant raison aux riches de la Nouvelle-Orléans occupée qui l'ont qualifié de "Bête" Butler. Dans cet examen approfondi de la carrière de Butler dans la ville du Croissant, Chester G. Hearn révèle que les deux évaluations sont justes.
Avocat pénaliste avant de se lancer dans la politique, Butler a appris deux grandes leçons : comment battre les riches et les puissants à leur propre jeu et comment réussir en tant que criminel sans se faire prendre. À la Nouvelle-Orléans, Butler s'est inspiré de ces leçons, jouissant visiblement du pouvoir, écartant ceux qui remettaient en cause son autorité et se réjouissant de vaincre ses adversaires. En raison de son éloignement de Washington, il a pu établir ses propres règles au fur et à mesure, s'entourant d'amis de confiance et de membres de sa famille qui n'ont eu d'autre choix que de garder ses secrets de peur de s'incriminer eux-mêmes.
Butler s'est efforcé d'humilier les riches, qui l'abhorraient et dont les descriptions sordides de son régime - certaines vraies, d'autres fausses - sont devenues légendaires. Comme l'explique Hearn, l'héritage de corruption de Butler a assombri de nombreux aspects admirables de son administration. Il s'est fait le champion des pauvres, dont beaucoup seraient morts de faim s'il ne les avait pas nourris et employés. Il a également mis en place des politiques d'assainissement qui ont permis de débarrasser la ville des maladies et de sauver la vie de milliers d'habitants défavorisés de la Nouvelle-Orléans.
Décrivant de manière vivante l'enfance de Butler et sa carrière politique avant et après la guerre, Hearn replace habilement le règne de Butler à la Nouvelle-Orléans dans le contexte de sa vie. Il apporte également de nouvelles informations sur Butler, notamment la première enquête sur l'accumulation suspecte d'une grande richesse à la fin de sa vie.
Dans un récit rapide et coloré, Hearn montre que Butler est un cas d'étude fascinant de contradictions, un homme remarquable avec l'appétit d'un politicien pour la richesse et le pouvoir ainsi qu'une empathie sincère pour les pauvres. Tous les historiens et passionnés de la guerre de Sécession savoureront ce portrait passionnant et perspicace de l'homme qui se cachait derrière "la Bête".