
Le Royal Dublin Fusiliers (RDF) a été formé en 1881, à la suite des réformes Cardwell, par l'association du 102nd Royal Madras Fusiliers et du 103rd Royal Bombay Fusiliers, qui sont devenus respectivement le 1er et le 2e bataillon du régiment. Les deux bataillons tirent leurs origines de l'Honourable British East India Company, le 2e bataillon étant issu du Bombay Regiment, formé en 1661, le premier des régiments européens de la Compagnie. Lorsque la guerre d'Afrique du Sud a éclaté en 1899, le bataillon se trouvait déjà dans le pays, puisqu'il était arrivé au Natal depuis l'Inde en 1897, et avait donc eu le temps de s'acclimater et d'apprendre la topographie de cette colonie. Il resta en Afrique du Sud jusqu'à la fin du mois de janvier 1902 et participa aux actions de Talana Hill, Colenso, Venter's Spruit, Ladysmith, Hart's et Pieter' Hills et ailleurs. Ce livre ne prétend être qu'un simple récit de soldat sur le rôle joué par le 2e RDF - les combats, les marches longues et fatigantes à travers le Transvaal et la vie monotone de veille constante dans les forts, les blockhaus et les escortes. Les annexes contiennent, parmi des extraits d'ordres de bataillon, de lettres, de télégrammes, etc., une ventilation détaillée des pertes, ce qui intéressera grandement les médaillés. On y trouve également une description du train blindé dans lequel Winston Churchill était passager en tant que correspondant de guerre juste avant d'être capturé par les Boers.
La longue liste de ceux qui sont morts de maladie indique le lieu et la date du décès ainsi que la cause de la mort, par exemple la dysenterie, la fièvre entérique et, fait intéressant, un foudroyé et un suicidé. La longue liste des blessés indique non seulement la date et le lieu où ils ont été blessés, mais aussi, dans la plupart des cas, les détails de la blessure.
(dans tous les cas, à l'exception de deux victimes d'éclats d'obus, les blessures ont été causées par des coups de feu, ce qui témoigne de la précision du tir des Boers). Il existe des listes de disparus, signalés à différentes dates, dont 43 disparus à la suite de l'attaque du train blindé.