Note :

Les mémoires de Boris Bogachev constituent un récit franc et convaincant de son expérience en tant qu'officier de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Le livre donne un aperçu de la vie au front, des défis auxquels sont confrontés les soldats et des complexités de la vie militaire, y compris le contraste entre la reconnaissance des soldats du front et celle des soldats de l'arrière. Il aborde les réalités de la guerre et les ambiguïtés morales rencontrées, notamment en ce qui concerne le traitement des prisonniers de guerre.
Avantages:Les mémoires offrent une perspective précieuse et détaillée sur la vie d'un officier de l'Armée rouge, présentant à la fois des actions héroïques et des dilemmes moraux. Les récits de première main de Bogachev sur ses blessures et ses commentaires sur le manque de reconnaissance des soldats de première ligne, ainsi que son accès aux archives du ministère de la Défense, renforcent l'éclairage historique et rendent le récit captivant.
Inconvénients:Certains lecteurs pourraient trouver le contenu pénible en raison des descriptions graphiques de la guerre, y compris des atrocités commises pendant le conflit. En outre, l'accent mis sur le refus de médaille et les problèmes bureaucratiques peut détourner l'attention de certains lecteurs à la recherche de récits purement héroïques.
(basé sur 3 avis de lecteurs)
For the Motherland! for Stalin!: A Red Army Officer's Memoir of the Eastern Front
Le récit très lisible de Boris Bogachev sur la vie d'un jeune commandant de peloton pendant la Grande Guerre patriotique de 1941-1945 est une lecture fascinante. Fils d'un commissaire militaire soviétique, Bogachev s'est porté volontaire pour combattre dès l'âge de dix-sept ans.
La vie dans l'Armée rouge était rude : pénuries alimentaires, équipement inadéquat et peur, non seulement de l'ennemi bien armé à l'avant, mais aussi des officiers politiques à la gâchette facile à l'arrière. Bogachev a participé à de nombreuses campagnes tout au long de la guerre, dont le "hachoir à viande" de Rzhev salien, qui a duré 15 mois et s'est soldé par d'énormes pertes pour les Soviétiques. À trois reprises, il a été menacé d'exécution.
Trois fois, il a été blessé. Déterminé et plein de ressources, il réussit à obtenir des papiers l'autorisant à faire soigner ses blessures à l'hôpital, mais il monte clandestinement à bord d'un train pour traverser la Russie et rendre visite à sa famille au Kazakhstan avant de retourner au front.
Boris Bogachev, qui a pris sa retraite de l'armée soviétique en 1984 alors qu'il était un colonel très décoré, raconte avec fraîcheur et franchise l'enfer qu'a été le front de l'Est. Il évoque avec force le fossé entre l'idéologie et la réalité dans la Russie de Staline, la chaleureuse camaraderie entre ceux qui ont combattu les nazis et l'horreur que lui inspire l'inhumanité de la guerre.