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Markets, States, and Public Policy: Privatization in Britain and France
Au cours de la dernière décennie, on a assisté, à l'échelle mondiale, à un abandon plus ou moins irréversible de la propriété de l'État. Cette "mégatendance" devrait durer pendant une bonne partie du prochain millénaire. Compte tenu de la forte inclinaison des décideurs politiques pour la nationalisation et la propriété publique, il convient de se demander : pourquoi changer maintenant ?
Markets, States, and Public Policy se concentre sur l'expérience de la Grande-Bretagne et de la France, deux pionniers de la privatisation, et s'appuie plus particulièrement sur des études de cas détaillées portant sur trois secteurs : le pétrole, les télécommunications et les chemins de fer. L'ouvrage montre que la privatisation est le résultat de l'interaction de trois facteurs à des moments critiques : les alternatives politiques disponibles, la couleur idéologique et la stratégie des partis au pouvoir, et le creusement des déficits budgétaires des gouvernements. La privatisation est donc une décision politiquement forgée de renoncer au contrôle direct des marchés au profit d'un contrôle indirect.
Zahariadis applique l'approche des courants multiples, élargissant la théorie de deux manières importantes : premièrement, en lui donnant une orientation explicitement comparative et deuxièmement, en élargissant sa portée explicative pour couvrir l'adoption des politiques en plus de la définition de l'agenda. Ce faisant, l'auteur trouve un équilibre unique entre l'analyse théorique et la rigueur empirique. La nouvelle façon dont Zahariadis examine de manière comparative la dynamique des choix politiques et son utilisation de la littérature qui recoupe les domaines de la politique comparée, de la politique publique et de l'économie politique susciteront l'intérêt des étudiants en sciences politiques, en administration publique, en économie et en sociologie.
Nikolaos Zahariadis est professeur adjoint de sciences politiques à l'université d'État de New York-New Paltz.