
Islands of Disbelief
« Les gens que j'aurais pu être se multiplient. Je ne marche vers le soleil qu'en rêve ».
Les poèmes de Judith Steele sur l'enfance s'inspirent des contes du patrimoine anglo-irlandais, des chevaliers légendaires et du héros Cuchulain. (Neverland). Dès son premier rêve, elle perçoit la vulnérabilité du monde et de ses créatures (Bushfire Dreaming), la fragilité des relations humaines et surtout familiales (The Child Remembers, Reflections, Rose Undaughter, Never Again, Gone). Elle observe l'Australie contemporaine et ses médias (Chairman, Community Housing, The News, Diurnal, Night Lights), chronique le voyage de son corps, de la jeunesse souple aux fractures de l'âge (Seapath, Bilateral Fractures). Elle observe ses pieds et le chemin qu'ils ont parcouru avec elle, les relations enchevêtrées entre les touristes, les promoteurs et les habitants de l'Indonésie voisine (Water Sister).
Dans toute son œuvre, le labeur humain est entouré de la grâce du monde non humain, même s'il a été détruit par l'empiètement de l'homme. La dernière partie du livre contemple clairement la simple fragilité de toute chose (To Peg, On This Summer Day).
& parfois, « l'ennui, c'est de s'occuper trop souvent des affaires de quelqu'un d'autre ».