
Je ne me souviens que de ses mains, ou peut-être me souviens-je d'un ensemble de mains appartenant à de nombreux hommes, toutes moyennées ensemble, ayant été saisies et saisies toute ma vie lors de cérémonies familières comme celle-ci.
Parfois par le poignet, parfois par l'épaule, parfois lorsqu'elles se posent sur ma tête pour me bénir. Ces mains sont toujours chaudes, tachetées et larges, habituées à manipuler des machines ou du bois.
L'âge les a rendues incertaines, tremblantes lorsqu'elles se tendent vers moi, mais lorsqu'elles me saisissent, elles deviennent fermes et assurées.