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La biographie « Elizabeth Cady Stanton : An American Life » de Lori Ginzberg dresse un portrait attachant, quoique critique, d'Elizabeth Cady Stanton, soulignant son rôle important dans le mouvement pour les droits des femmes tout en examinant ses défauts et ses limites. Le livre présente un mélange d'admiration et de critique, visant à placer la vie de Stanton dans son contexte historique sans la glorifier. Cependant, les avis sur le livre varient, certains lecteurs le trouvant à la fois instructif et ennuyeux ou trop critique.
Avantages:Une biographie bien écrite et captivante qui offre une vue d'ensemble de la vie et des contributions de Stanton. Ginzberg saisit efficacement la personnalité de Stanton, la rendant plus facile à comprendre. Le livre est concis, évite les détails inutiles et couvre un large éventail de contextes historiques. Il comprend une riche analyse des relations de Stanton et des événements importants de sa vie, étayée par des notes de bas de page et une bibliographie.
Inconvénients:Certains lecteurs trouvent que le livre est trop critique et qu'il diminue les réalisations et la complexité de Stanton. Quelques-uns le décrivent comme ennuyeux et trop long, suggérant qu'il se lit comme un manuel. En outre, un sentiment de partialité politique a été noté, ce qui peut conduire à se méfier de la façon dont l'auteur dépeint son sujet. Certaines critiques mentionnent le rythme et les détails du livre, indiquant qu'il peut sembler laborieux à certains moments.
(basé sur 19 avis de lecteurs)
Elizabeth Cady Stanton était une brillante militante et intellectuelle. Si la quasi-totalité de ses idées - à savoir que les femmes ont le droit de s'instruire, de posséder des biens, de divorcer et de voter - sont aujourd'hui courantes, c'est en grande partie parce qu'elle a travaillé sans relâche pour étendre aux femmes la promesse d'individualisme radical de la nation.
Dans cette biographie subtilement élaborée, l'historienne Lori D. Ginzberg raconte la vie d'une femme au charme fou, à l'appétit énorme et aux dons intellectuels extraordinaires, qui a transformé les limites imposées aux femmes comme elle en une philosophie universelle de l'égalité des droits. Peu de gens pouvaient rivaliser avec la confiance en soi de Stanton ; aimant un argument, elle ne faiblissait jamais dans sa conviction d'avoir gagné.
Mais elle n'était pas une sainte laïque, et ses positions n'étaient pas toujours du côté de la conception la plus large possible de la justice et du changement social. L'élitisme traverse la vie et la pensée de Stanton, défini le plus souvent par la classe sociale, fréquemment par la race et toujours par l'intellect.
Même ses amis les plus proches trouvaient son absolutisme à la fois passionnant et exaspérant, car Stanton pouvait être une excellente alliée et une menace gênante, parfois simultanément. À la fois critique et admiratif, Ginzberg saisit la place ambiguë de Stanton dans le monde des réformateurs et des intellectuels, décrit comment elle a changé le monde et suggère que Stanton a laissé un héritage mitigé qui continue de hanter le féminisme américain.