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In the Flicker of an Eyelid
Dans son troisième roman, Jacques Stephen Alexis apporte ses scènes vives caractéristiques, sa conscience politique et ses personnages puissants à la question dramatique et séculaire de savoir si une prostituée peut quitter "la vie" pour trouver sa propre identité et le véritable amour. La Nina Estrellita exerce son métier dans le contexte coloré de la Semaine Sainte 1948 à Port-au-Prince.
Au milieu des fêtes de rue tapageuses et des célébrations pieuses de la saison liturgique, elle remarque un compatriote exilé cubain, El Caucho, mécanicien naval et organisateur syndical, qui traîne au Sensation Bar, et elle commence à explorer l'attirance qu'elle éprouve pour lui. In the Flicker of an Eyelid, publié pour la première fois en français sous le titre L'espace d'un cillement en 1959, apparaît ici pour la première fois en anglais dans une traduction gracieuse et experte de la critique chevronnée Carrol F. Coates et de l'écrivaine haïtienne-américaine primée Edwidge Danticat.
Alexis offre un regard très sympathique sur la vie quotidienne et les tribulations du peuple haïtien à travers les yeux de La Nina et du travailleur humain et perspicace El Caucho. Le racisme de l'armée américaine, les machinations égoïstes et lucratives des politiciens haïtiens, l'oppression des travailleurs par le dictateur cubain Batista, l'exploitation des femmes et les liens particulièrement remarquables entre Haïti et Cuba constituent la toile de fond figurative d'un roman animé par des personnages inoubliables.