Note :
Les critiques soulignent que « Big Money Crime » est une analyse historique bien documentée et captivante de la crise de l'épargne et du crédit, qui met l'accent sur les leçons à en tirer pour les crises financières futures et sur le rôle de la déréglementation, de la corruption et du crime organisé dans l'effondrement de l'industrie.
Avantages:Bien documenté, analyse détaillée, récit captivant, fournit des aperçus historiques importants et des leçons applicables à la crise financière de 2008, discute efficacement le rôle de la déréglementation et de la corruption politique.
Inconvénients:Certains critiques ont noté que le livre se concentrait sur des événements survenus il y a plus de vingt-cinq ans, avec moins de liens avec les crises financières récentes, ce qui peut constituer un inconvénient pour les lecteurs à la recherche d'une pertinence contemporaine.
(basé sur 3 avis de lecteurs)
Big Money Crime: Fraud and Politics in the Savings and Loan Crisis
Avec un coût de 500 milliards de dollars pour les contribuables américains, la débâcle des caisses d'épargne et de crédit des années 1980 a été la pire crise financière du vingtième siècle, ainsi qu'un crime sans précédent dans l'histoire des États-Unis. Pourtant, la grande majorité de ses auteurs ne seront jamais poursuivis, et ceux qui l'ont été ont été condamnés à des peines minimes. Dans le cadre du premier examen approfondi des voies et moyens de ce désastre, ce livre novateur aboutit à des conclusions troublantes sur la nature délibérée de cette fraude financière, la collusion politique impliquée et l'indulgence du système de justice pénale à l'égard de ces "criminels en col blanc vêtus de Gucci".
S'appuyant sur plus d'une centaine d'entretiens avec des fonctionnaires et des dirigeants d'entreprises, ainsi que sur des documents récemment déclassifiés, les auteurs montrent comment, contrairement aux explications des gouvernements précédents et des "experts" qui attribuaient le désastre à des risques commerciaux ayant mal tourné ou à des conditions économiques défavorables, les dirigeants de S&L se sont livrés à une fraude délibérée, volant leurs propres entreprises pour spéculer sur des projets à haut risque. Tentés par le filet de l'assurance, les auteurs ont pillé leurs propres institutions dans le cadre d'une nouvelle forme de criminalité en col blanc que les auteurs appellent "détournement de fonds collectif".
Big Money Crime démontre également que la collusion politique systématique - et pas seulement les erreurs politiques - a été un ingrédient essentiel de cette série de fraudes sans précédent. Rassemblant des statistiques provenant de diverses agences gouvernementales, les auteurs examinent de près le bilan des poursuites et des condamnations et constatent que la "criminalité de suite" bénéficie d'un traitement beaucoup plus clément que la "criminalité de rue", en dépit d'un prix nettement plus élevé. L'ouvrage se termine par un certain nombre de recommandations politiques modestes, mais non moins urgentes, visant à contrer la tendance actuelle à la déréglementation et à éviter que la débâcle des S&L ne se reproduise dans d'autres secteurs financiers.
EXTRAIT DU LIVRE : "Nous avons construit des murs épais.
Nous avons des caméras.
Nous avons installé des horloges dans les chambres fortes... tous ces contrôles visaient à empêcher que quelqu'un ne vole l'argent. Il est possible de voler bien plus d'argent et de le faire sortir par la porte arrière. Le meilleur moyen de voler une banque est d'en posséder une" - Commission parlementaire sur les opérations gouvernementales, 1988.
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Dernière modification: 2024.11.14 07:32 (GMT)