Note :

Le livre de Kevin Levin démonte le mythe des soldats confédérés noirs, en fournissant des recherches historiques approfondies qui illustrent l'absence de soldats noirs dans l'armée confédérée tout en reconnaissant les contributions des esclaves et des travailleurs noirs pendant la guerre civile. L'auteur retrace les origines du mythe, le reliant à divers mouvements sociaux et politiques au fil des ans, et souligne l'importance de comprendre ce récit dans le contexte plus large de l'histoire américaine.
Avantages:Des recherches approfondies et des sources bien documentées.
Inconvénients:Un style d'écriture engageant et accessible.
(basé sur 85 avis de lecteurs)
Searching for Black Confederates: The Civil War's Most Persistent Myth
Plus de 150 ans après la fin de la guerre de Sécession, de nombreux sites Internet, articles et organisations répètent les affirmations selon lesquelles entre 500 et 100 000 Afro-Américains, libres ou esclaves, ont combattu volontairement dans l'armée confédérée.
Or, comme l'affirme Kevin M. Levin dans cet ouvrage soigneusement documenté, de telles affirmations auraient choqué tous ceux qui ont servi dans l'armée pendant la guerre elle-même.
Levin explique que des récits contemporains imprécis, des sources primaires mal comprises et d'autres représentations erronées ont contribué à alimenter la montée du mythe du Confédéré noir. En outre, Levin montre que la croyance en l'existence de soldats confédérés noirs est née en grande partie dans les années 1970, une période qui a vu à la fois un changement significatif dans la manière dont les Américains se souviennent de la guerre civile et un retour de bâton contre les avancées des Afro-Américains en matière de droits civiques et dans d'autres domaines. Levin étudie également les rôles que les Afro-Américains ont réellement joués dans l'armée confédérée, notamment en tant que serviteurs corporels et travailleurs forcés.
Il démontre qu'en dépit des dangers auxquels ces hommes étaient confrontés dans les camps, lors des marches et sur les champs de bataille, leur statut juridique demeurait inchangé. Même longtemps après que les armes se sont tues, les vétérans confédérés et d'autres écrivains se sont souvenus de ces hommes comme d'anciens esclaves et non comme des soldats, un rappel important que la façon dont on se souvient de la guerre va souvent à l'encontre de l'histoire.